Le Conseil constitutionnel signe l’acte de décès de la République

Le Conseil constitutionnel signe l’acte de décès de la République

Par Regis Desmarais

Par sa décision n° 2021-824 DC du 5 août 2021, le gardien de la Constitution vient de porter un coup fatal à la Vème République. Prisonniers des « vérités » du pouvoir et coupés des Français, les « sages » valident la quasi-totalité de la loi liberticide de gestion de la crise sanitaire et rendent caduc l’état de droit en France.

Ces derniers jours, de nombreux indices laissaient présager une accélération de la tyrannie et un sabordage de la Vème République par le Conseil constitutionnel : censure accélérée (Me Di Vizio sur YouTube, L. Mucchielli sur Médiapart etc…), articles insultants vis-à-vis de ceux qui expriment un avis contraire à la Doxa (Le directeur de VSD parle de Français « bas de plafond » ou Luc Ferry dans une tribune d’une rare stupidité dans le Figaro), manipulation de la haute administration (les propos du préfet en Guadeloupe, qui se croyait micro coupé, sont stupéfiants de manipulation) et démultiplication des mensonges et des insultes présidentiels (l’interview de M. Macron dans Paris-Match étant un modèle de décadence et de trahison de la fonction présidentielle).

Le Conseil constitutionnel valide presque tout


La décision du Conseil constitutionnel est donc conforme à ce que beaucoup redoutaient et suspectaient : une violation de la Constitution par son propre gardien !

Le Conseil constitutionnel trouve quasiment tout conforme à la Constitution en se retranchant systématiquement derrière la nécessaire limitation de la propagation de l'épidémie de covid-19 et l'objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé. C’est pratique, sous ces deux paravents, et en prenant pour argent comptant les dires du Gouvernement sur l’évolution de la Pandémie et la vaccination, le Conseil conclut que tout est quasiment parfait dans la loi relative à la gestion de la crise sanitaire. Certes, il invalide quelques éléments de la loi : ainsi le défaut de présentation d'un « passe sanitaire » ne peut pas constituer une cause de rupture des seuls contrats à durée déterminée ou de mission. Le Conseil précise que le législateur a institué une différence de traitement entre les salariés selon la nature de leur contrat de travail qui est sans lien avec l'objectif poursuivi. On en frémit car dans le fond, si tous les contrats de travail avaient été visés par le législateur, le Conseil constitutionnel aurait trouvé cela parfaitement proportionnel à l’objectif de lutter contre une pandémie qui n’existe plus dans les bulletins du Réseau Sentinelles. De même, le placement en isolement est déclaré non conforme à la Constitution. Enfin, le « passe sanitaire » ne peut pas être exigé à l’entrée des établissements de soins sauf… pour ceux qui accompagnent le malade ! Cette position du Conseil constitutionnel, par toute son inhumanité, révèle à quel point cette institution ne trouve rien à redire à une mesure d'une cruauté ignoble. Imaginez, un enfant malade ne pourra pas être accompagné à l’hôpital par ses parents ! Pour le reste de la loi, à quelques autres ajustements près, tout va bien pour le Conseil constitutionnel et on le comprend puisque la parole du Gouvernement est parole d’or !

Une décision qui lève définitivement le voile des apparences


Après une telle décision, la tentation est de se sentir abattu, désarmé et écœuré. A la réflexion, cette tentation ne doit pas être suivie car la décision du Conseil constitutionnel était prévisible et nécessaire. Prévisible, car depuis le début de la mise en œuvre de la politique dite de « gestion de la crise sanitaire », tous les remparts, à l’exception notable de la défenseur des droits, sont tombés, ont failli et ont cautionné la politique totalitaire du Gouvernement. Le Conseil constitutionnel s’inscrit donc dans cet effondrement des institutions. Le président du Conseil ne s’est pas placé en retrait pour l’adoption de cette décision comme il aurait du le faire dans une démocratie saine. Pour M. Fabius, il n’est pas anormal de se prononcer sur un projet de loi largement chuchoté à l’oreille du président par son propre fils. En France, cela ne pose pas de difficulté. Notre pays est bien le pays de la valorisation des conflits d’intérêt. Cette décision était nécessaire car elle déchire définitivement le voile qui cachait la faillite de nos institutions. Désormais, en France, il n’y a plus de Constitution et de droits fondamentaux autres que ceux que le président veut bien nous octroyer. Désormais en France, il n’y a plus aucun contre-pouvoir institutionnel. Fidèle à son mentor, Klaus Schwab, M. Macron a fait de la sentence « La démocratie n’est pas compatible avec le mondialisme » sa maxime et sa boussole.

Le Conseil constitutionnel signe l’acte de décès de la République


Le Conseil constitutionnel vient de trahir sa mission et pire, de trahir la République.

La date du 5 août 2021 sera désormais celle de la fin de la Vème République. Bien sûr, il restera les apparences, les mots gravés sur les frontons, les manuels de droits, une Constitution imprimée, mais tout cela sera vide de sens concret, d’incarnation dans la réalité, dans les faits, dans la vie quotidienne des Français.

Ce n’est pas une mince affaire que d’observer cette trahison des droits. Difficile de ne pas ressentir avec peine le naufrage de son pays.

Désormais, je fais partie de ces gens dits « Bas de plafond », de ces « pourritures », de ces « sous diplômés », de ces « récalcitrants » à la dictature. Je suis fier de ne plus comprendre celles et ceux qui cautionnent et collaborent au chaos actuel. Je suis fier d’appartenir à la catégorie de ces Français moqués, discrédités et maintenant discriminés car je sais que tout ce peuple exclu de la société et insulté par un président indigne est celui qui sait ce qui est juste et tolérable.

La décision du Conseil constitutionnel permet d’y voir définitivement clair. Il ne faut plus compter sur la plupart des institutions pour sauvegarder la République. La corruption morale et financière dans ce pays est d’une telle ampleur que le régime n’a même plus besoin de cacher ses compromissions et sa malveillance. De toute part, de tous les pays, des études, des données statistiques, des témoignages affluent pour alerter et dénoncer les mensonges et les dangers de la gestion de la crise sanitaire. Mais rien n’y fait. Le pouvoir n’hésite plus à mentir et à se contredire en des temps rapprochés car le pouvoir n’a que du mépris pour ceux qui encore se posent des questions et s’informent en dehors des caisses de résonnance de la doxa. Le pouvoir n’a que faire des récalcitrants car il croit en son impunité laquelle semble renforcée par le délitement des valeurs morales et le conformisme coupable de ceux qui ne veulent pas se voir rejetés par un système qui, bien que totalitaire, leur donne l’illusion d’en être les bénéficiaires.

Poursuivre le combat


Le voile est déchiré et désormais une nouvelle stratégie de lutte doit être mise en œuvre. Il est impératif d’éviter toute forme de violence car la répression en serait féroce et dommageable pour la résistance. Les prochaines semaines risquent d’être très dangereuses pour les opposants à la dictature. Le régime n’a, face à lui, aucune opposition politique et institutionnelle. Son pouvoir est total, presque absolu. Il n’hésitera pas à en faire un mauvais usage en essayant de briser toute forme de contestation de sa politique délétère.

Il convient désormais de former une vraie communauté de ceux qui refusent la dictature. Par communauté, j’entends un ensemble solidaire d’être humains. Il convient de se retirer de cette société de l’Apartheid en s'éloignant de tout ce qui soutient, favorise et revendique les mesures liberticides. Il est urgent de réfléchir à la réforme de nos institutions et à la réforme des modes de sélection du personnel politique et de la haute administration.

Plus que jamais, il est impératif de couper tout cordon ombilical entre les contre pouvoirs institutionnels de la prochaine République et le politique. Demain, Conseil d’Etat et Conseil constitutionnel devront être composés d’individus indépendants et qui ne passent pas leur temps à faire des allers-retours entre mandats électifs, fonctions exécutives et charges de la haute-administration.

Ce qui se passe est dans le fond une formidable opportunité pour tout remettre à plat, pour identifier ceux sur qui on peut compter et pour élaborer des futures règles claires et protectrices contre toutes les formes de corruption.

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