Le cynisme glaçant des pro pass sanitaire

Le cynisme glaçant des pro pass sanitaire

 par Elric Menescire

« La radicalité n’est pas la démesure. Elle est même peut-être la bonne mesure de la situation »
François Bégaudeau

Tu es de ceux qui sont toujours polis, souriants et mesurés, en toutes circonstances.
L’outrance te glace, tu le cries si bien sur tous les toits -et en même temps elle te fait vivre. C’est ton plus grand paradoxe, et ton fonds de commerce séculier : sans elle, tu ne serais pas seulement rien intellectuellement (ce que tu es déjà), tu serais aussi mis à nu métaphysiquement. Intégralement.
 
Car tu es de ceux qui jamais ne haussent la voix, et qui s’en vantent toujours-quoique, quand tu es poussé dans tes retranchements, comme le chien acculé, parfois tu grogneras un peu.
 
C’est d’ailleurs ton « arme » favorite : tes mots reflètent toujours cette bienséance qui fait partie de tes « valeurs », celle de la bourgeoisie bien évidemment. Ne jamais hausser la voix, faire preuve de calme, pendant que tes actes, et les maux qu’ils génèrent, ne trahissent impitoyablement ce que tes mots jamais ne veulent montrer.
 
Et depuis quelque temps cela s’est encore plus vu : demain, tes playmobil voteront, comme un seul homme, la suspension quasi complète des libertés publiques et acteront la ségrégation du peuple français sur une seule base sanitaire, dont les fondations sont plus que branlantes.
 
Et bien sûr, cela ne te gênera quasiment pas, car nécessité fait loi, n’est-ce pas…
 
Et puis ensuite, forcément tu hurleras aux loups quand un idiot arborera une étoile jaune « non vacciné » en manifestation, contre cette infamie inédite, mais en fait c’est bien de cet idiot, l’idiot utile, dont tu as un besoin vital. Car sans lui, ta narrative –le fameux « tout ce qui est excessif est insignifiant »- tomberait immédiatement à l’eau, et tu serais exposé dans la lumière crue de ce que tu es réellement.
 
Un versaillais. Un autoritaire qui se drape dans la morale, pour mieux s’étonner qu’une majorité de plus en plus forte non seulement n’adhère pas à ses positions, mais en plus les haïsse.
 
Et leur(s) promoteur(s) avec.
 
Adhérer ? Il y a bien longtemps que tu as oublié ce que ce mot veut dire. Oh, bien sûr, tu prétendras toujours le contraire, avec ces mots creux dont tu inondes toutes les antennes, et dont tu as volontairement vidé la substance : « expliquer », « convaincre », « éduquer » et plus que tout « faire de la pédagogie ».
 
Ces mots qui cachent de plus en plus difficilement ton mépris : le mépris pour ces imbéciles que tu es censé gouverner, et qui ne sont, dans ton esprit malade de suffisance, que des enfants.
 
Et c’est bien cela, au fond, qui définit le mieux ce que tu fais réellement : tu ne gouvernes pas un pays d’adultes, tu éduques 70 millions d’enfants.
 
Tu es le spécialiste mondial de la pédagogie.
 
Tous tes actes depuis 4 ans le prouvent.
 
On peut reprocher beaucoup de choses à la vieille garde politique que tu te glorifies d’avoir ringardisé -sa duplicité, sa corruption, son amour immodéré pour le pouvoir et la combinazione… mais il y a une chose qui est plus qu’évidente désormais : elle gouvernait et ne faisait pas que gérer, et -horresco referens !- elle démontrait même un certain souci de la cohésion nationale.
 
Il fallait se méfier du petit peuple et de ses colères, non pas en ce qu’elles auraient pu, comme par le passé, lors de ces périodes éruptives dont le pays a le secret, les conduire tous sur l’échafaud, non, car c’est plutôt paradoxalement l’inverse. C’est parce qu’ils s’en méfiaient, de ce petit peuple éruptif, et qu’ils recherchaient une certaine forme de compromis social –j’en vois certains qui parmi toi, ou même en dehors de toi, auront ce réflexe aliéné d’auto préservation à cette expression, évoquant le fait « d’acheter la paix sociale », quoique cela n’ait jamais été prouvé… C’est bien parce que cette vieille garde politique « à l’ancienne » était soucieuse de se concilier une majorité de français donc, qu’elle a pu durer si longtemps justement, malgré nombre de dégueulasseries dont elle était coutumière, et dont le compte dépasse l’entendement.
 
Le Peuple pardonne beaucoup de choses. Il en a l’habitude.
 
Mais il y a une chose qui l’insupporte plus que tout : c’est de constater que ceux qui prétendent le gouverner ne font en fait que le mépriser, parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’il vit.
 
Mais sais-tu vraiment ce que gouverner veut dire ?
 
Sais-tu ce que la notion de Peuple réellement recouvre ?
 
Permets-moi d’en douter.
 
Tu ne gouvernes pas, tu gères. En mode startup. Tu glorifies la France et tu parles globbish. Mieux, tu souhaites l’imposer partout, cette novlangue managériale immonde et prédatrice.
 
Tu réfutes la notion de Peuple : tu lui préfères celle de concitoyens.
 
Cela dit tout de ta « pensée » : il n’y a pas de citoyens, juste des cons, un amalgame de cons -pardon d’avance pour cette grossièreté qui va sans aucun doute te choquer- avec qui tu es obligé de composer pour essayer d’avancer. Pardon, de "réformer"...
 
Et pour composer, ô ça, tu composes ! Tu joues ta petite mélodie malsaine sur tous les tons, aidé et appuyé en cela par deux puissants piliers qui jusqu’ici, te sont indéfectibles : la police et les médias.
 
Qu’un seul des deux cède, et c’est bien sûr ton sort tout entier qui sera scellé dans la semaine, voire la journée.
 
Et permets moi de te dire que ces deux piliers sont des colosses aux pieds d’argile…
 
Mais pour l’instant ils tiennent bon : c’est pour cela que tu leurs donnes de plus en plus de gages, un peu comme dans une classe remplie de turbulents, on distribue les bons et les mauvais points, et on s’appuie sur le premier, le fayot, la tête à claques, pour en faire un favori, un exemple de bonne éducation histoire de tenir tous les autres.
 
Le premier de ta classe ? Est-il seulement méritant ? Tu invoques le mérite à tout bout de champ, car il te permet de justifier le système qui te profite. Mais, quand les mots ne suffisent plus, ils cèdent la place à la force. De la même manière que ton premier de la classe ira cafter s’il voit quelque chose qui sort des clous, tu enverras alors le malheureux dénoncé jusqu’en Conseil de discipline s’il le faut.
 
Mais d’abord, la trique.
 
Ta société est calquée sur ce modèle puisque, rappelons-le, tu gères non pas un pays rempli d’adultes, mais d’enfants. Et quelle meilleure menace que celle de la trique, après le bonnet d’âne ? Je parle ici bien sûr de la police, ta police, seule habilitée à manier la trique, que tu vas donc exempter sans sourciller d’obligation vaccinale, alors que tu l’imposeras aux soignants –ta tête de turc préférée, celle que tu caresses d’une main, et que tu tabasses de l’autre en permanence depuis 4 ans.
 
Comme ce bon professeur profondément « républicain », tu en as tellement besoin, de ta tête de turc. C’est cet élève si consciencieux, qui fait bien tous ses devoirs le soir, et les rend à l’heure, mais qui en plus t’aide à ranger la classe, car il ne désire qu’une chose : que tu l’aimes. Et toi, tu en as forcément besoin, de ces soignants : il faut qu’ils rangent le bordel que tu as mis à l’hôpital et que tu continues de mettre, suppression de postes après suppression de lits, fermetures de services après fusion d’hôpitaux. Mais, de la même manière que tu vas sacquer impitoyablement, et plus férocement, cette petite tête de turc à la moindre incartade, car il faut bien sûr en faire un exemple, tu vas t’acharner sur les soignants de toutes les manières possibles. Et ceux-ci, malgré leurs cris, malgré leurs pleurs, malgré le fait que tu vas les menacer s’ils refusent de se faire vacciner, vont continuer à ranger consciencieusement ton bordel.
 
Tu es impayable : à ceux qui te demanderont à toi, petit prof sans envergure, pourquoi tu agis de la sorte, et ne punis pas de la même manière ce flic bruyant, grossier, mal élevé qui n’arrête pas de mettre le bazar dans la classe appelée « France », tu ne feras qu’une chose. Tu botteras en touche, car tu ne veux pas avouer ce que tout le monde sait déjà : c’est ton petit préféré, ton premier de la classe, celui dont tu as un besoin vital pour gérer correctement les choses qui sinon t’échapperaient.
 
Tes valeurs sont du vent, et tes actes le prouvent : tu te drapes dans la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité », mais dans ta bouche ces mots sont une insulte, car tu les appliques selon les individus et les circonstances, pas de la même manière pour tout le monde, ce qui s’appellerait « Justice ». Encore un de tes mots favoris, que tu uses à tout bout de champ, mais que tu salis en permanence. En France, sous ta houlette, « certains sont plus égaux que d’autres », et cela te va comme un gant.
 
Mais le pire dans tout ça ?
 
C’est que tu ne t’en rends même plus compte.
 
Une grande énigme, voilà ce que tu es pour moi, je dois bien l’avouer. Cette énigme, à force de te voir agir et œuvrer depuis tant d’années, m’interpelle de plus en plus : est-ce que tu es bête à ce point, au point de croire à tous les mensonges que tu profères en continu, ou bien es-tu à ce point machiavélique, à taper sur ton chien tout en affirmant ne pas comprendre pourquoi il veut te mordre ?
 
Je pense sincèrement que tu es un peu des deux : c’est selon les circonstances.
 
Tu es variable.
 
Souvent Véran varie, bien fol qui s’y fie.
 
Je suis si fier de ce bon mot -il est de moi, je l’avoue avec une arrogance qu’au moins j’assume-, car il te définit si bien.
 
Ces variations dans ta morale te démasquent aussi sûrement que ta police républicaine, qui, tout en prétendant « protéger », très souvent gaze, tabasse, éborgne et mutile à tour de bras.
 
« C’est pour notre bien » oooh ça, nous n’en doutons plus une seule seconde ! Tu n’arrêtes pas de le répéter, aidé en cela par des médias remplis de pressetituées qui n’ont plus de journalistes que l’avantage fiscal-un de plus que tu maintiendras becs et ongles, et justifieras comme à l’accoutumée, par une pirouette de plus, pendant que dans le même temps tu n’hésiteras pas une seule seconde à enlever 5 euros d’APL aux miséreux, histoire de les « responsabiliser ».
 
La « responsabilité », encore un terme dans lequel tu te drapes en toutes circonstances, pour mieux le subvertir. Ta responsabilité est à géométrie variable. Qu’une de tes ex députées appelle à envahir les permanences de tes collaborateurs, et aussitôt une de tes marionnettes appellera à ce qu’elle « assume les conséquences de ses actes ». La même marionnette qui a donné l’ordre d’énucléer des dizaines de manifestants pacifiques et qui n’en a jamais rendu compte une seule putain de fois.
 
Ta « responsabilité » à géométrie plus que variable inonde tous tes médias, fervents promoteurs de ton "ordre républicain".
 
Les médias ? Ce sont ceux par lesquels tu vas continuellement tenter de travestir la réalité.
 
Car tu as un besoin également vital de ce deuxième pilier : après le martyre des corps, celui des esprits. Partout marteler dans les esprits, comme un CRS avec sa matraque sur la gueule d’un manifestant, que « c’est pour notre bien », et pour ce faire tu inonderas tous les canaux possibles d’éléments de langage concoctés par ces startups dont tu raffoles, à grands coup d’argent public qui finira en grande partie au fond des narines de quelques publicitaires complètement hors sol, comme toi. A grands coups de nudge bien sentis, tu mettras en œuvre cette modernité qui vient de ta Terre Sacrée, ton modèle, ton Saint Graal : les USA en mode libertarien.
 
Ton nudge, comme le reste, dévoile tout de toi : c’est ce paternalisme abject, qui présuppose que les individus qu’on doit gouverner -pardon, gérer-, sont des enfants, des gamins capricieux qu’il convient de guider non pas directement à coups de trique, non pas tout de suite, mais pourquoi ne pas commencer par un discret « coup de coude ». Et bien sûr, si ça ne marche pas, la trique n’est jamais loin.
 
Et nous en sommes là.
 
Ton pass « sanitaire » en est le parfait exemple : ton nudge merdique, celui pour lequel tu t’es passionné et a dépensé des fortunes -rassure-toi, pas la tienne mais celle des autres-, n’a pas sufisamment bien fonctionné. Tu passes donc à la vitesse supérieure, et tes médias vont jouer pleinement leur rôle de péripatéticiennes du pouvoir. Ils vont pouvoir amalgamer sans aucun scrupule les « antivax », ces « complotistes » et autres « adeptes » des « théories » les plus « farfelues », avec les antipass, qui, comme moi, peuvent même être vaccinés (ehhh oui, tu dis quoi de ça ? Tu l’oublieras sans doute, trop gênant pour ta narrative), antipass qui s’inquiètent juste que tu partes en biberine, en sacrifiant sur l’autel du capital toutes les libertés les plus fondamentales.
 
Mais plus c’est gros et plus ça passe : c’est ce que tu crois, et de ce fait tes séides, les « journalistes », s’assoient sur la Charte de Munich comme sur le reste pour faire passer ta Sainte Parole sur tous les tons.
 
Tu parles « inclusion » et « respect des Droits de l’Homme », mais tu es comme cet imam chiite qui émettra une fatwa à la moindre contradiction un tant soit peu étayée.
 
Tu as pris cette fatwa : c’est ton pass « sanitaire », qui interdira désormais toute vie sociale normale à ceux qui légitimement, par ta faute même, doutent de ces vaccins à ArnM.
 
Tu es un intégriste obscurantiste qui s’ignore.
 
Car oui, encore une fois tu déplores les effets dont tu chéris les causes : ta gestion à la petite semaine de cette crise majeure –ta crise, la crise de ton système-, avec la litanie de ces ratés que tes médias n’arrêtent pas d’essayer d’enterrer (pas de masques, pas de tests, pas de lits, pas de respirateurs, les masques ne sont pas efficaces, ils le sont, rentrez chez vous, mais sortez pour aller bosser, ne vous rassemblez pas ça fait cluster, sauf dans le RER, etc. etc. ad nauseam) bref cette litanie infinie de tes avanies te pousse désormais au paroxysme de ce que ta logique tordue est capable de produire.
 
Un certificat de flicage numérique qu’ironiquement (encore une fois l’as-tu seulement remarqué, ou bien l’as-tu fait exprès) tu appelles « pass », comme si priver de liberté ou menacer de licenciement (et donc priver de ses moyens de subsistance) quelqu’un qui ne serait pas vacciné ne serait tout simplement pas l’enfermer dans une prison dont les barreaux sont sans cesse repoussés un peu plus loin. Ton « pass » est une prison, et ta « démocratie » en est la cage.
 
En fait, je me rends compte à ce point de mes réflexions que la punition est ce qui te caractérise le mieux : tu punis à tour de bras, encore une fois, ceux que tu considères comme des gamins turbulents. Décidément on n’en sort pas.
 
Vous avez osé douter de mes décisions ? Vous serez punis.
 
Vous osez remettre en cause ma gestion, moi, l’être exceptionnel, éclairé, véritable phare de la pensée libérale, qui a tout sacrifié pour vous ? Vous allez le regretter.
 
Bande d’ingrats : vous serez privés de tout, jusqu’à ce que vous cédiez. Je vous disciplinerai.
 
Comme le gamin insolent qu’on veut éduquer, vous serez privés de tout ce qui vous permet de tenir le coup, jour après jour, sans péter les plombs, jusqu’à ce que vous rentriez dans le rang. De ce qui fait votre Humanité même. Plus de sucreries d’un côté, plus de culture et de bons moments, de l’autre. Plus de cinés, de restaus, d’autonomie financière (un peu comme si le salaire n’était que de l’argent de poche).
 
Encore une fois d’ailleurs, tu transpires le hors-sol : comme la majorité de ces Français que, pour n’avoir jamais vécu comme eux, tu ne comprendras jamais, il ne t’est jamais venu à l’idée qu’avec un salaire médian de 1500 euros, et une famille moyenne de 4 bouches à nourrir, les sorties, les restaus, les cinés, sont plutôt rares, voire inexistants.
 
Tu te targues d’être in, mais tu es off en permanence (tu as vu, tu me contamines, je commence à parler comme toi).
 
Tu es tellement connecté, et en même temps si déconnecté du réel.
 
Très bientôt, sois en sûr, il va te rattraper.
 
C’est bien cela qui constitue l’essentiel de ta bêtise : tu es cynique, mais tu ne t’en rends même pas compte.
 
Tu creuses ta propre tombe avec tes dents, en te plaignant d’avoir les gencives qui saignent.
 
Tu vis dans un monde imaginaire, entouré de tes semblables, une petite poignée de privilégiés-les vrais, pas ceux que tu désignes continuellement à la vindicte populaire au travers de tes médias serviles, possédés par 9 oligarques multimilliardaires. Actionnaires, rentiers, banquiers, grands patrons, hauts fonctionnaires… la liste peut paraitre interminable, mais elle n’est constituée que de quelques centaines de personnes.
 
Si peu face aux masses que tu prends un malin plaisir à martyriser.
 
Si peu.
 
Et au fond de toi, même si à cette simple évocation tu changeras de sujet, comme à ton habitude, je crois que tu le sais.
 
Quoi que tu en dises, la minorité anti démocratique, violente, séditieuse, et profondément injuste, c’est toi et ton camp. Et tu le sais.
 
Tous tes actes le prouvent : c’est pour ça que tu mens en permanence. A tout prix, préserver la narrative, l’histoire officielle quoi qu’il en coûte. Même si ça crève les yeux à beaucoup trop de monde.
 
Donc tu prétends connaître le réel, mais tu le travestis en permanence.
 
Ce réel que tu te targues de bien connaître, est en train de s’amalgamer en une énorme boule de frustrations, colères, désespoirs, espoirs.
 
Aujourd’hui désorganisé, multiple, épars.
 
Tu t’efforces, avec l’aide de tes séides, de le minorer continuellement.
 
« Seulement 2500 manifestants antipass et antivax » à Toulouse, titreront tous tes pressetituées, alors que les images, édifiantes, montrent une foule énorme, au jugé au moins dix fois plus importante.
 
Il est vital, estimes-tu, de continuer de mentir à ce sujet, comme sur pratiquement tout le reste. En cela réside ton cynisme, et c’est ce qui te perdra. Car cette façon de fonctionner démontre ta faille : tu penses qu’il suffit de dire à tous les gamins de la classe que s’ils ne s’arrêtent pas immédiatement de mettre le bazar, ils seront punis, voire exclus de l’école.
 
Mais la France n’est pas une salle de classe, et les Français sont beaucoup de choses, mais certainement pas, dans leur majorité, des gamins qu’on peut mépriser, infantiliser et maintenir sous cloche en permanence.
 
L’Histoire même de ce pays nous a toujours enseigné, à ton corps défendant, que les choses peuvent changer vite, très vite. Tu refuses de le voir, donc demain tu voteras.
 
En bon petit soldat que tu es, tu voteras ta saloperie, et tu t’en réjouiras, tu la promouvras, tu publiciseras ces « douloureuses mais temporaires et bonnes mesures ».
 
Dans la foulée tu réaffirmeras ton « attachement à la démocratie ».
 
Une nouvelle preuve de ton aveuglement : encore une fois tu crois que nous sommes en démocratie, et que tu te bats pour elle, et que tu fais partie de ceux qui la sauvent contre elle-même.
 
Alors que tu n’es juste qu’un incendiaire qui déplorera l’incendie qu’il aura lui-même allumé.
 
Allez, pour te faire plaisir, je passe allègrement ce point Godwin que tu attends impatiemment, car au fond, il te va si bien, et il te donnera un peu de grain à moudre : tu es comme celui qui commandita l’incendie du Reichstag en 33, ce qui lui permit de faire passer facilement ses lois d’exception. La même personne dans les deux cas.
 
Ça y est, je l’ai fait !
 
Vas-y, fais-toi plaisir : lâche tes chiens sur moi. Je le mérite, sans aucun doute.
 
Tu as désormais une belle branche à laquelle te raccrocher… profites-en avant qu’elle ne se brise.
 

Valide mon propos tout entier en le faisant.

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