Lettre aux Députés qui se préparent à voter les lois scélérates du séparatisme sanitaire

Lettre aux Députés qui se préparent à voter les lois scélérates du séparatisme sanitaire

Lettre aux Députés qui se préparent à voter les lois scélérates du séparatisme sanitaire et trahissent la Déclaration et la Nation


Mesdames et Messieurs les Députés,

1) En préambule à cette lettre, veuillez prendre connaissance de ces quelques lignes signées de l’universitaire Arnaud Benedetti, en réaction après les propos sidérants de Gabriel Attal et qui devraient résonner dans vos consciences : « Mais il ne suffit pas d'une opportunité pour fabriquer des femmes et des hommes d'État. Il y faut aussi du discernement, de la retenue, du sens du « coup d'œil », de l'humilité qui n'exclut pas l'aptitude au sacré, la conscience d'être dépositaire de quelque chose qui nous dépasse, et cette épaisseur que seules l'intériorisation et la connaissance humble de l'histoire sont en mesure de conférer. Autant de qualités qui manifestement n'ont pas forcément irrigué l'esquisse de projet de loi relatif à l'extension du passe sanitaire. La surveillance générée par un texte qui à ce stade soulève de ces grandes questions qu'une démocratie doit se poser avant de procéder à son adoption ne peut en aucun cas être considérée comme un objet indiscutable, sous prétexte d'impérieuses nécessités sanitaires. »


2) Mesdames et Messieurs les Députés, La connaissance de l’Histoire devrait vous guider avant de voter les lois sur le passe sanitaire qui, sous prétexte de freiner une épidémie et surtout d’inciter les Français à la vaccination, instaure une discrimination sociale, une ségrégation sanitaire envers les citoyens ayant choisi de ne pas se faire vacciner en l’état actuel des savoirs scientifiques. Des millions de Français vont être privés de cinéma, théâtre, conférences, bibliothèque, sport, loisirs dans les bars et les fêtes populaires, pour le seul motif d’avoir fait un choix guidé par la raison. Est-ce un délit, un crime, que de choisir d’être vacciné ou pas, en évaluant par soi-même la balance des risques sur la base des nombreuses études scientifiques accessibles ? Tout en sachant que les effets à long terme n’ont pas été notés pour la bonne raison que les cliniciens n’ont que quelques mois de recul. Par ailleurs, la vaccination des jeunes n’a aucune recommandation d’ordre sanitaire et du reste, est déconseillée par une partie du corps médical, dans plusieurs pays et notamment le Royaume-Uni. Etes-vous prêts à punir les parents dont le choix est de ne pas exposer leurs enfants à une vaccination déconnectée de leur santé ? Serez-vous complices de cette stigmatisation de notre jeunesse, depuis le début de l’épidémie, explicitée récemment par cette équivoque et sinistre désignation d’une épidémie de jeunes lancée par le ministre Véran ?


3) En votant ces lois sanitaires, vous accentuez l’engrenage vers une société du contrôle. Comment pouvez-vous admettre de transformer nombre de professionnels en agents de police sanitaire, contrôlant documents et pièces d’identité ? Croyez-vous que ces mesures coercitives sont compatibles avec l’exercice serein du métier de cafetier, restaurateur, organisateur de concert, directeur de salle de théâtre, de sport ou de cinéma ?


4) Il y quelques semaines, le président Macron incitait le pays à réfléchir sur le séparatisme. Une partie de nos concitoyens ou résidents français sont tentés par une sécession d’avec la république, refusant ses lois égalitaires, laïques, inspirées par les valeurs universelles des Lumières. En instaurant le passe sanitaire, avez-vous conscience d’installer un séparatisme d’Etat ? Ne voyez-vous point une ambiance de guerre civile se dessiner, une fracture sociale, une division entre les citoyens. En votant ces lois scélérates sanitaires, vous détruirez l’unité de la Nation, vous abolirez la République, vous abimerez la démocratie, vous renierez la Liberté.


5) Voter ces lois de séparatisme sanitaire, c’est renier les valeurs de la Déclaration de 1789, ces valeurs qui fondent et guident notre nation, qui figurent au fronton de la République. Liberté reniée en déniant au citoyen la légitimité du choix vaccinal ; Egalité enterrée avec le principe de ségrégation sanitaire instaurant deux modes d’accès à l’espace public ; Fraternité bafouée avec le séparatisme sanitaire générant une défiance entre les Français. L’Histoire vous contemple et saura apprécier l’esprit des lois sanitaires inspirées par le despotisme et reniant les valeurs universelles de notre République. Vous vous préparez à jouer un jeu dangereux, Mesdames et Messieurs les Députés. Certains parmi vous pensent obtenir la réélection et la sécurité sanitaire avec le vote de lois scélérates, vous n’aurez ni l’une ni l’autre. Et pour finir, cette formule de Benjamin Franklin ; ceux qui sont prêts à échanger un peu de sécurité contre la liberté ne méritent ni l’une ni l’autre et n’obtiendront ni l’une ni l’autre !


A bon entendeur
Cordiales salutations et fraternité
Bernard Dugué

 

 Annexe : notes sur les lois scélérates (Wikipédia)

 Les lois de 1893 et 1894 sur l'anarchisme, aussi connues sous le nom de « lois scélérates », sont une série de lois controversées, votées en France sous la Troisième République visant à réprimer le mouvement anarchiste et finalement abrogées par l'article 372 de la loi du 16 décembre 1992.

 Elles furent votées à une époque durant laquelle les esprits sont encore marqués par les insurrections communalistes de 1870-1871, l'épisode de la Commune de Paris et sa répression, par le procès des 66 et par plusieurs attentats attribués au mouvement anarchiste. Elles visaient officiellement à prévenir ces derniers. L'expression « lois scélérates » fut notamment popularisée par Francis de Pressensé, Émile Pouget et Léon Blum (qui signe « un juriste ») dans un pamphlet publié en 1899, Les Lois scélérates de 1893-1894. Elles conduisent à la fermeture des journaux anarchistes, à de nombreuses arrestations, à la dissolution des organisations libertaires et à l'interdiction pour la presse en général de diffuser de la « propagande anarchiste ». Elles furent largement critiquées à l'étranger comme en France, y compris par des opposants au mouvement libertaire et finissent progressivement par faire l'unanimité contre elles au sein de la classe politique française, ce qui conduira à leur abrogation en 1992. Elles incarnent la dernière forme de censure légale et de répression à large échelle visant explicitement une opinion politique en France et sanctionnant sa libre expression.

En raison du symbole qu'elles ont représenté durant un siècle d'existence, des références à ces lois ou des expressions comme « le retour des Lois Scélérates » sont régulièrement utilisées dans les médias ou par des acteurs de la vie politique française afin de qualifier des propositions de lois ou lois nouvelles, qu'ils jugent liberticides.

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