Passe sanitaire : l’abolition de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Passe sanitaire : l’abolition de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

Par William Néria, pour FranceSoir

Françaises, Français, ayant constaté après l’allocution de notre cher dirigeant que nos libertés étaient, une fois de plus, sacrifiées sur l’autel de la déraison sanitaire, stupéfait, j’ai appris que nous ne pourrions boire un café à l’ombre d’un platane, manger au son des cigales sur une terrasse ensoleillée, acheter souvenirs et livres dans quelques boutiques d’un centre-ville ou d’un village, visiter nos anciens et se remémorer le passé avec eux, voyager en bus ou en train à travers la campagne ou vers la mer, contempler les chefs-d’œuvre picturaux et sculpturaux conservés aux musées, assister aux joutes enflammées d’acteurs jouant une représentation un soir d’été, seulement si nous présentions le tristement fameux passe sanitaire...

En somme, il a été décidé manu militari que la moitié de la population française soit étranglée et déboutée de son instinct le plus fondamental, celui de vivre, si elle ne se faisait pas vacciner ! Il ne s’agit plus ici de minces palabres scandant que nous serions privés de nos droits, mais bien plus… En réalité, la pulsion de vie de chacun des Français non-vaccinés a été froidement mise sous cloche ! La vitalité qui nous astreint chacun à nous lever le matin, à communiquer avec autrui, à manger quelque nourriture, à boire quelque boisson, à respirer et nous déplacer va être étouffée et encamisolée.

Une grave menace plane sur quiconque ne salue résigné, tête basse et dos voûté, les ignominies bavées par celui censé nous gouverner. Pris à la gorge, il a été décidé en haute instance que l’instinct de vie concourant à la sociabilité la plus primaire de chacun soit suspendu à la condition d’être vacciné et, pire encore, que soit humilié en son intimité et éloigné de la vie en société tout citoyen non vacciné !

Strangulée, la moitié du peuple français n’a d’autre choix que de se jeter dans la fosse aux hyènes où, impatient, attend leur ignominieux et zozotant geôlier qui scarifiera leur chair. Non consentants, ceux qui ne sont encore vaccinés devront subir l’épreuve du viol moral et corporel, tels des agneaux envoyés à l’abattoir.

Mais quelle différence peut-il encore y avoir entre l’animal tué et le citoyen français décapité de sa citoyenneté ? Car c’est bien cela dont il est question.

Tout citoyen, vacciné comme non vacciné, est, théoriquement encore, citoyen de la République française, et à ce droit, ne peut être juridiquement, moralement et socialement discriminé. Dois-je rappeler que selon l’article premier de La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Ceci n’est-il pas aussi clair autant qu’injonctif ? Il ne se peut donc, en République française, que les « hommes », les citoyens que nous sommes, ne soient ni « libres » ni « égaux ». Or, les vociférations, apparemment anodines, jetées à la face des Français ce lundi soir 12 juillet 2021, contreviennent résolument à l’idéal des droits de l’homme et du citoyen.

Les citoyens non-vaccinés seront dépecés de leur humanité, privés de liberté et d’égalité, ces pseudo-citoyens deviendront semblables aux bêtes de somme n’ayant droit à aucune liberté et à aucune égalité.

232 ans après sa naissance, le citoyen français est mort ! Nietzsche l'avait précédé avec la "mort de Dieu"…

Il n’aura d’existence sociale que s’il se vaccine et n’en aura plus s’il ne le fait pas ! Mieux, alors que le pseudo-citoyen non vacciné sera éliminé de la société et privé de vie, le citoyen vacciné, quant à lui, aura droit aux loisirs en tous genres, tels les caniches en laisse se délectant à l’heure de la promenade. À compter de cet instant historique, la France a momentanément perdu l’orgueil de ce qui faisait sa fierté et sa singularité : être une terre de liberté où les rêves des hommes peuvent prendre racine et vie ! Elle aurait pu, tout au contraire, demeurer un îlot de lumière dans cette pandémie mondiale.

L’apartheid sanitaire qui vient discriminera les vaccinés des non-vaccinés, et sera une atteinte philosophique sans précédent à l’effort de la raison humaine pour s’émanciper du joug de toute tyrannie depuis l’époque des Lumières. Ce chantage à la liberté et à l’égalité entre citoyens ne peut et ne doit être moralement toléré !

Voici les conséquences de cette allocution liberticide et égaliticide sur le chantage vaccinal, allocution infamante pour la liberté et abolitionnaire des droits universels et imprescriptibles de l’humanité.

Dorénavant, dois-je regarder mon prochain mourir sous mes yeux parce qu’il ne désire se vacciner ? Alors que moi, vacciné, je suis persuadé que je ne risque plus de mourir et de le contaminer ? Tels deux gladiateurs s’affrontant au creux d’une sordide arène, symbole de la mort prochaine, apparaissent deux espèces de citoyen, l’un bénéficiant des faveurs de l’Empereur républicain et l’autre redoutant l’abaissement de son pouce, et quand la sentence viendra s’abattre, telles les mâchoires d’un lion affamé se refermant sur sa proie, l’espèce du citoyen la moins favorisée subira une strangulation mortifère, tout souffle d’humanité le quittant définitivement.

Chers Français, deux sortes de citoyens sont donc apparus : il y avait les citoyens en bonne ou mauvaise santé, les citoyens riches ou pauvres, les citoyens de la ville ou de la campagne, les citoyens de la mer ou de la montagne, les citoyens travailleurs ou chômeurs, c’est-à-dire une seule espèce de citoyen humain de droit républicain se déclinant sous divers modes et hérité de la période révolutionnaire, mais, maintenant, il y aura les vaccinés et les non-vaccinés, ces non-citoyens à qui la citoyenneté aura été dérobée, c’est-à-dire une espèce d’homme errant hors de la société de ceux y étant encore admis, en somme du bétail gisant sans but aucun.

En effet, si le non-vacciné, ce non-citoyen, n’a par exemple pas accès à internet et désire acheter des produits alimentaires en grande surface, vais-je faire ses courses à sa place ? Ou bien, si j’ignore ce paria, ce membre d’une sous-caste française, à peine bon à être nommé Français, vais-je le laisser agoniser et mourir de faim ? Ou bien, préfèrera-t-il se vacciner ? Tel est l’enjeu crucial et inédit qui se doit d’être défendu ou entendu par nos autorités !

Il semble donc que le principe de citoyenneté, condition vitale de l’Homme en société, a été violemment brisé et émietté plus qu’il ne le fût jamais, comme sous le gouvernement de Vichy. Dès lors, si la notion de « citoyen », soubassement philosophique et juridique de notre société, est remise en cause pour quelque motif que ce soit, il en résulte une violation pure et simple du Préambule de la Constitution de la Vème République.

Ironiquement, l’approbation gouvernementale de la dégradation et de la révocation de la notion de citoyen est née l’avant-veille d’un 14 juillet, célébrant les débuts de la Révolution française… Nous ne pouvons donc accepter cet état des choses et devons restaurer d’urgence les droits fondamentaux et vitaux qui sont les nôtres !

Que « Monsieur le Président » entende cette plainte, afin qu’elle ne transforme jamais en complainte..!

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