Sortir du confinement ? Vous n’y pensez pas !

Sortir du confinement ? Vous n’y pensez pas !

La facture vient de tomber : saboter pendant un an le commerce d’un pays comme la France, ça nous coûte un petit 424 milliards d’euros bien dodus que seule notre opulence insolente permet d’éponger d’un geste auguste et rapide.

On pourrait attraper le tournis devant l’énormité de la somme qui représente, basiquement, plus qu’un budget annuel, et près du double de toutes les recettes collectées au cours d’une année normale par l’État français. Mais on se rassurera en notant qu’heureusement, ces centaines de milliards ont permis d’obtenir des hôpitaux qui fonctionnent mieux (et comment !), un chômage réduit (trop de la balle !), une pauvreté évaporée (fantastique !) et une insécurité disparue (youpi !).

Et cette avalanche de nouvelles réjouissantes n’est pas près de s’arrêter puisqu’après le cocktail avec moitié Astra-Zeneka, à moitié Pfizer ou Moderna (saupoudrez de menthe ou de sucre selon votre goût), après la troisième dose pour les plus fragiles, on voit maintenant se pointer la dosette « enfants » : les mineurs (voire très mineurs puisqu’on évoque sans sourciller des bébés de quelques mois), bien que fort peu malades, fort peu vecteurs et fort peu concernés, n’en demeurent pas moins d’excellentes cibles – commodément muettes – pour le tout-à-l’état sanitaire du pays.

Quelques articles çà et là montrent surtout la nervosité du corps enseignant dont on finit par se demander s’il ne réclame pas ces opérations plus pour se rassurer que pour un très hypothétique bien-être des enfants, auquel il faut ajouter le calcul de l’institution elle-même qui y verrait une excellente raison pour imposer un retour des enseignants dans leur cadre normal (finie, l’école à la maison).

Eh oui, encore une fois et très concrètement, la bonne vieille stratégie de la culpabilisation des Français continue : il devient subitement indispensable (inévitable, même) de picouser les gamins pour sauver les seniors. Chacun sait que les gamins (bien que très très rarement malades et très généralement asymptomatiques) sont responsables de la mort de mamie et de papy (ce n’est pas leur diabète, leur obésité, leur système cardiovasculaire calenchant, ou leur 95 ans qui jouent, non c’est l’embrassade pourtant interdite).

On continue ici d’enterrer profondément l’idée que ce sont ces seniors qui doivent faire attention (comme des adultes, en somme) à leur santé plus fragile. Notez au passage qu’on n’a pas plus demandé leur avis à ces seniors qui servent eux aussi de prétexte dans cette belle opération : même si la plupart ont compris les enjeux et acceptent l’idée d’une prise de risque (modeste en réalité), même si la plupart ont d’ailleurs amplement accepté l’idée qu’il faille mourir un jour, les politiciens, eux, ont aussi compris tout l’intérêt qu’ils pouvaient tirer d’instrumentaliser ainsi l’image du gamin qui file la camarde à ses grands-parents.

C’est obscène. Mais comme ça marche, nos politiciens hontectomisés n’hésitent pas.


On pourra aussi rire de la carotte, à nouveau brandie pour ceux qui y croient encore : avec ces vaccinations, nous pourrons « sortir de l’état d’urgence sanitaire ». Mais si ! Une fois tout le monde vacciné, promis, juré, craché, on retrouvera « le monde d’avant » (auquel on nous a paradoxalement promis de ne jamais retourner aussi, débrouillez-vous donc).

Quelle drôlerie.

Commentaires : 0
Participez à la discussion, postez votre commentaire ici. Votre commentaire ne sera pas visible de suite, il doit être approuvé avant d'apparaître ci-dessous

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire

Il n'y a pas encore de commentaire. Soyez le premier à poster

A propos

Vous l'aurez sans doute remarqué, le monde a un petit peu changé depuis le premier trimestre 2020. Pas facile de s'y retrouver parmi ce flot ininterrompu de news, infos, brèves, reportages, débats télévisés, même des encarts publicitaires... Beaucoup trop d'info tue l'info. Pourtant il en a sûrement sur ce site dont vous n'avez pas encore eu connaissance. Servez-vous et partagez.

A lire

Vatican S.A.
Gianluigi Nuzzi

La vraie info est ici

Tags