Covid-19. Le Royaume-Uni lance une étude sur une troisième dose de vaccin

Covid-19. Le Royaume-Uni lance une étude sur une troisième dose de vaccin

Les autorités britanniques ont lancé mercredi 19 mai des essais cliniques sur la réponse immunitaire engendrée par une troisième dose de vaccin contre le Covid-19. Et ce, en prévision d’une campagne de rappels à l’automne, pour préserver les progrès effectués contre la pandémie.

Le gouvernement britannique a lancé mercredi 19 mai des essais cliniques, présentés comme les premiers dans le monde, sur la réponse immunitaire engendrée par une troisième dose de vaccin anti-Covid en vue d’une campagne de rappels au Royaume-Uni, où le variant indien progresse.

Pays le plus meurtri d’Europe avec près de 128 000 morts, le Royaume-Uni a vu sa situation sanitaire nettement s’améliorer après un long et strict confinement hivernal et une campagne de vaccination massive.

Garder une longueur d’avance sur la pandémie

Pour préserver les progrès effectués, les autorités prévoient de lancer une campagne de rappels à l’automne, à la suite d’essais cliniques sur la réponse immunitaire provoquée par une troisième dose de vaccin.

Cette étude menée par le service public de santé (NHS), à laquelle participeront 2 886 volontaires totalement vaccinés, examinera les effets de sept vaccins différents – Oxford/AstraZeneca, Pfizer/BioNTech, Moderna, Novavax, Valneva, Janssen et Curevac.

Financée à hauteur de 19,3 millions de livres (22,4 millions d’euros) par le gouvernement, elle débutera en juin et les premiers résultats sont attendus en septembre.

Le gouvernement espère maintenir grâce à la vaccination une longueur d’avance sur la pandémie. Car tandis que le pays poursuit son déconfinement, avec la réouverture lundi des pubs, lieux culturels et stades, la progression rapide du variant initialement identifié en Inde inquiète.

Le variant indien inquiète le Royaume-Uni

Selon le ministre de la Santé Matt Hancock, 2 967 cas liés au variant B1.617.2, plus contagieux, ont à ce jour été identifiés au Royaume-Uni, notamment dans le nord-ouest de l’Angleterre et à Londres, en hausse d’environ 30 % depuis lundi.

Le gouvernement est accusé d’avoir tardé à durcir les restrictions sur les voyages en provenance de l’Inde en avril, à un moment où le Premier ministre Boris Johnson prévoyait un déplacement à New Delhi.

Cette visite officielle avait finalement été annulée face à la nouvelle vague de contaminations en Inde, qui a finalement été ajoutée à la "liste rouge" ​du Royaume-Uni. Les voyageurs arrivant de ces destinations doivent effectuer une quarantaine à l’hôtel à leurs frais, pour un coût de 1 750 livres (environ 2 000 €).

Le gouvernement mise sur l’accélération de la vaccination

Pour enrayer la propagation du variant indien, le gouvernement table sur le dépistage de masse et l’accélération du programme de vaccination, qui a déjà permis d’administrer une première dose à 70 % des adultes et de totalement vacciner 40 % d’entre eux, soit près de 21 millions de personnes.

"Nous sommes de plus convaincus que les vaccins sont efficaces contre" ​le variant indien, a assuré Matt Hancock lors d’une conférence de presse. "Cela signifie que notre stratégie est la bonne : remplacer prudemment les restrictions envers nos libertés par la protection offerte par les vaccins"​.

Critiqué également par l’opposition travailliste sur son manque de clarté quant aux restrictions en matière de voyages internationaux, de nouveau autorisés depuis lundi, Boris Johnson a déconseillé mercredi de se rendre dans les pays ne figurant pas sur la liste verte du Royaume-Uni.

"Vous ne devriez pas vous rendre dans un pays figurant sur la liste orange, sauf dans des circonstances extrêmes, comme la maladie grave d’un membre de votre famille"​, a-t-il dit à l’occasion de la session hebdomadaire de questions au gouvernement.

Ce dernier a mis en place un système classant les pays en trois listes (verte, orange et rouge) en fonction de la situation sanitaire sur place, afin d’éviter l’importation de variants.

Cacophonie sur les voyages à l’étranger

Interrogés par différents médias ces derniers jours, des ministres avaient exprimé des avis différents sur la possibilité de se rendre ou non dans des destinations sur liste orange, semant la confusion.

La plupart des destinations prisées des vacanciers britanniques, comme l’Espagne, l’Italie, la France et la Grèce, se trouvent sur la liste orange, obligeant les voyageurs en provenance de ces pays à passer dix jours en quarantaine chez eux et à subir deux dépistages payants.

Seuls quelques pays, comme le Portugal, sont placés sur "liste verte"​, dispensée de quarantaine.

"Pour le moment, comme nous n’y sommes pas encore malgré un niveau de vaccination vraiment bon, je pense que nous faisons bien d’adopter une approche prudente"​, a souligné Matt Hancock.

Il a par ailleurs annoncé la tenue, les 3 et 4 juin à Oxford, d’une réunion en personne des ministres de la Santé du G7 pour évoquer la sécurité sanitaire mondiale.

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